Allons la mère Gaspar

Il semble que j'ai été un peu vite en écrivant ce qui suit... La chanson a des origines plus anciennes... je cherche! Par contre il est probable que si elle ne fut pas écrite au Diable au Corps, c'est là qu'elle fut popularisée chez les Etudiants Belges. A suivre!

C'est au Diable au Corps, un ancien café qui se trouvait au numéro 12 de la rue au Choux que fut composée cette chanson à boire.

On désigne un buveur, ci-dessous dénommé l'affoneur.
Allons la mère Gaspar,
Encore un verre (bis).
Allons la mère Gaspar,
Encore un verre il se fait tard.
Si l'paternel, s'il l'paternel revient,
On lui dira qu'son fils est toujours
Plein, plein, plein, plein, plein....
(on continue les "plein" jusqu'à ce que le verre de l'affoneur soit vide).

Trois personnages apparaissent dans le texte, la mère Gaspar, le fils et le paternel. Qui sont ils? Une publicité tirée d'un Bruxelles Universitaire de 1927 nous renseigne.

Le père Gaspar était le patron du Diable au Corps, la mère Gaspar probablement son épouse. Quand au fils dont parle la chanson, on peut supposer qu'il s'agit de Marcel Gaspar étudiant en Polytechnique au début des années 1920 à l'ULB.

Les Voici, père et fils caricaturés par Bizuth (Hubert Olyff) en 1923.

Cette chanson est devenue moins populaire à l'ULB, mais on la retrouve ailleurs. A l'UCL entre autre où elle se chante assez souvent sans que bien sûr personne (ou presque) ne sache d'où elle sort.
Plus étrangement, on la retrouve sur un disque de l'accordéoniste musette français André Verchuren (wikipedia) sous une version légèrement différente et certainement plus morale.

Allons la mère gaspard,
Encore un verre,
Il n'est pas tard...

Le Diable au corps sur une carte postale expédiée en 1903.

 

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